Récit de voyage – Chitwan National Park – Népal

Les animaux, nous les aimons beaucoup. La nature, on adore. Après la ville et sa culture népalaise et un trek dans les montagnes de l’Himalaya, il est temps pour nous de découvrir un nouvel espace _ Chitwan National Park.

Ce parc est situé dans le Téraï, dans le centre-sud du Népal. Il est reconnu pour sa faune et sa flore diverses et protégées.

Arrivée à Sauhara

Sacs sur le dos, il est 6 H du matin, nous nous rendons à la gare routière de Pokhara afin de prendre le bus qui nous emmènera dans ce nouvel espace connu pour sa biodiversité. Des vendeurs de viennoiseries déambulent aux quatre coins du parking. Nous nous laissons tenter par un pain au chocolat. Nos sacs à dos sont lancés sur le toit du bus et accrochés par des bouts de ficelles. Le bus est quasiment plein. Nous avons la chance d’arriver à temps pour obtenir les deux dernières places assises. Certains touristes sont invités à rester debout.

Un trajet en bus au Népal, c’est une aventure à part entière. Il faut le vivre pour y croire. Les secousses sont nombreuses. Il m’arrive même de bondir de mon siège. Toutes les deux heures, le bus s’arrête sur une aire d’autoroute_ enfin sur le côté de la route plutôt. Aux alentours de 11 H, les népalais se rendent à la cantine « du bord de la route » afin de manger un Dal Bhat ou des noodles. Nous suivons le mouvement et faisons de même _ à l’exception que nous prenons des couverts.

Après 7 ou 8 heures _je ne sais plus vraiment_ nous sommes contents d’être enfin arrivés. Une jeep nous attend pour nous emmener à l’hôtel que nous avions réservé via Booking.


 

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Nous sommes à Sauraha, à l’entrée du parc de Chitwan.

Nous sommes accueillis par le gérant de l’hôtel avec une limonade au citron et une serviette humide pour se rafraichir. Les négociations commencent déjà. «  Quel safari voulez-vous faire ? ». Nous préférons nous laisser du temps pour réfléchir.

La chambre est sympa bien que remplie de moustiques. La chasse va être rude. Deux chaises et une petite table sont installées devant notre cabanon. On aime ce genre d’endroit.

Demain nous partons en safari, à la découverte de la nature et à la rencontre des animaux.


Safari à bord d’une pirogue

Un pied, puis l’autre… Nous embarquons sur une pirogue. Nous naviguons sur la rivière. C’est calme et paisible. Nous sommes au raz de l’eau. Nous commençons à apercevoir des oiseaux. J’en vois un, magnifique, le guide me prête ses jumelles pour mieux l’admirer. Il est bleu mais lorsqu’il se met à voler il devient gris. C’est un martin pêcheur. Un peu plus loin, j’aperçois un grand oiseau se promenant sur le sable au bord de la rivière. Il est vraiment grand, j’en avais jamais vu auparavant : c’est un marabout. Je ne suis pas particulièrement attirée par les oiseaux mais ceux là sont assez fascinants. François m’interpelle. Il a repéré un crocodile. C’est à ce moment là que tu te dis, j’ai pas intérêt à laisser traîner un doigt dans l’eau. Il est grand, gros et silencieux, il ne bouge pas.

Safari à pied

Nous entrons dans la jungle, accompagnés de nos deux guides, un qui ouvre la marche, un qui la ferme. Nous marchons à la queue leuleu. Le chemin est étroit. Nous faisons en sorte de bien lever les pieds pour faire le minimum de bruit. Après quelques minutes de marche, sur notre droite, nous apercevons notre premier rhinocéros_ du moins ses deux oreilles. Il prend tranquillement son bain dans la rivière. Nous restons discrètement cachés derrière les feuillages pour l’observer. Il commence à se mettre debout. On se rend alors compte de la taille de l’animal. Je n’irai pas lui chatouiller les oreilles. C’est fascinant comme animal ! Je suis émerveillée.

Nous repartons. Nous traversons de grandes herbes, je me protège le visage. Nous arrivons au beau milieu de la jungle. De nombreux insectes se promènent. Des insectes que je n’avais encore jamais vus. Là, le guide s’arrête et se met à chuchoter. Un cerf a les yeux rivés sur nous. Il est grand. C’est le plus grand du parc. Quelques secondes plus tard il s’enfuit. Au moindre bruit, une poussée d’adrénaline se fait sentir. Je me sens comme une exploratrice. Les guides nous ont donné les consignes en cas de rencontre avec un rhinocéros (se cacher derrière un arbre ou grimper dedans), un tigre (reculer doucement), un ours (faire du bruit pour lui faire peur).

Chut ! Il y a du mouvement un peu plus loin, nous ralentissons. Un rhinocéros ! Il nous regarde et commence à s’approcher de nous. Qu’est ce qu’il a dit de faire déjà le guide ?! ?ous reculons vite, très vite, nous nous faisons tout petits et nous nous cachons derrière l’arbre le plus proche. Il est impressionnant _ pas l’arbre mais le rhinocéros. Je suis partagée entre deux sensations : la peur et l’excitation. Il repart dans l’autre sens. Quelle rencontre !

Nous retournons sur un chemin tracé. Des petits singes sautent d’arbres en arbres comme des enfants qui s’amusent autour d’une balançoire. Les plus grands nous observent avec insistance. Ce n’est pas le cas du cochon sauvage, un peu plus loin qui renifle le sol avec son groin.

Safari en jeep

Il est 13 H 30. Nous montons à bord d’une jeep. Nous sommes une dizaine de personnes _ un guide, le même que celui du safari à pied, un conducteur, et des touristes. La jeep démarre. Je suis perplexe à l’idée de traverser la jungle avec ce véhicule assez bruyant. Nous sommes un peu en hauteur ce qui nous permet d’avoir une vision assez lointaine. C’est très beau. Nous croisons des éléphants accompagnés de leurs maîtres. Ils ramassent des herbes ensemble. L’éléphant, à l’aide de sa trompe, arrache les herbes et les passe à son maître. Ils semblent complices.

Nous apercevons quelques singes dans les arbres. De temps en temps, nous pouvons voir au loin les bois puis la tête des cerfs au travers des herbes hautes. Nous faisons un arrêt au centre d’élevage et de protection des crocodiles. Les népalais passent l’entrée comme si de rien n’était, alors que nous, on nous arrête pour payer l’entrée… Quelques roupies. Les crocodiles, petits ou grands, prennent le soleil, ils sont immobiles.

Nous remontons dans la jeep. Nous en suivons deux ou trois autres. Je crois que nous sommes sur le chemin du retour. Je croise les doigts pour qu’un ours sorte le bout de son nez, mais je sais bien que la chance d’en voir un est très petite.

Au loin, des rhinocéros se promènent tranquillement. Ils me fascinent. Nous faisons une pause afin de grimper dans une cabane en hauteur permettant d’avoir une vue à 360 degrés sur le parc. Si seulement les touristes autour de moi pouvait se taire, peut être que ce moment serait encore plus magique. Il est temps de retourner à Sauraha. 

Au coucher de soleil à Sauhara

Le soleil commence à se coucher tout en se reflétant sur la rivière. Un bébé rhinocéros se baigne. Tout d’un coup, il sort de la rivière et commence à enjamber les hautes herbes. Ils s’approche de plus en plus de moi, de nous qui l’observons. Je me retrouve nez à nez avec lui. J’ai juste le temps de déclencher la prise de vue sur mon appareil photo, et je me mets à reculer très vite. Le rhinocéros continue son chemin jusqu’à se retrouver sur la route principale.

Safari à vélo

Un safari en jeep c’est chouette, un safari à pied c’est encore mieux, alors pourquoi pas tenter le safari à bicyclette ? Nous décidons de louer deux vélos et d’aller explorer les environs. Une française nous a parlé d’un endroit où l’on pouvait observer les animaux: Twenty Thousand Lake. Allez c’est parti ! Nous montons sur nos vélos et pédalons sur les petites routes népalaises. Le paysage est très joli. Les habitants nous font coucou de la main. C’est agréable de pédaler, on sent comme un petit air rafraichissant. Après quelques kilomètres, nous arrivons face à la rivière. Il va falloir la traverser si nous voulons accéder à la jungle et atteindre le lac. Quelques rochers sont entreposés dans l’eau. Je m’appuie sur le guidon de mon vélo afin de garder l’équilibre tout en sautillant d’une pierre à l’autre. Quand tu penses aux crocodiles que tu as vu la veille dans la rivière, tu accélères soudainement le pas! Nous voilà dans la jungle. Nous remontons sur nos vélos. Il reste encore 5 km à parcourir. C’est long, le chemin est très bosselé, ça secoue. Nous observons au loin des cerfs. Les singes s’amusent dans les arbres et traversent la route sans prévenir. Nous arrivons au fameux lac. C’est calme. Un crocodile fait trempette. Les oiseaux chantent. Je m’assoie sur un banc afin de profiter de ce moment plaisant.

Rencontre avec les éléphants


 

Pour la petite histoire, un gros éléphant sauvage se promène dans le parc et vient parfois à Sauhara, dans la rue principale notamment. Cet éléphant terrorise les habitants. Il a déjà tué plusieurs personnes, il est incontrôlable. Il fait même la Une des journaux. Nous avons eu l’occasion de le voir débarquer au centre des éléphants car il est attiré par les femelles qui y sont et également un soir dans la rue principale de Sauhara. C’était la panique dans la ville _ peut-être que lui aussi voulait fêter le nouvel an Népalais. Ps: Nous sommes en 2075 ici !


Il est 9 H30, j’ai du mal à ouvrir les yeux. Un petit bain matinal s’impose ! Mais attention pas n’importe quel bain et pas avec n’importe qui ! Nous nous rendons à la rivière. Là, deux éléphants prennent leur bain. L’un d’entre eux est très joueur. Il est vraiment rigolo à asperger tout le monde d’eau avec sa trompe. Je me tourne vers François avec un sourire au coin des lèvres. Allez c’est parti, nous allons monter sur cet éléphant pour prendre une bonne petite douche. Je monte devant. Sa peau est très rugueuse. Il a beaucoup de poils. J’ai à peine le temps d’analyser la bête sur laquelle je suis, qu’elle lance sa trompe vers l’arrière et nous asperge d’eau de la rivière. Je suis trempée. C’est plus efficace que le pommeau de douche de notre hôtel avec lequel je mets dix ans à me laver les cheveux…


Infos pratiques

Concernant les différents safaris que nous avons fait, nous avons réservé directement auprès de notre hôtel: Gaida Lodge. Cela incluait 1 h en pirogue, 3 h à pied dans la jungle, 4 h en jeep. Nous avons payé 60000 roupies. J’ai adoré le tour en pirogue et le safari à pied car on se sent vraiment au plus près de la nature. La jeep, j’ai beaucoup moins aimé: trop touristique à mon goût et beaucoup trop bruyant. N’hésitez pas à me contacter en laissant un commentaire ou via le formulaire de contact, si vous avez des questions concernant les safaris. J’y répondrais avec plaisir !


** Du Voyage @ l’Assiette **

 

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